Guide des salaires du design interactif, édition 2011
Publications
Chaque année depuis 2007, *designers interactifs* mène un sondage en ligne approfondi sur les conditions d’exercice des métiers du design interactif.
Les questions qui sont posées à la profession dans son ensemble permettent de collecter et d’analyser un nombre important de données sur l’emploi et le profil socio-démographique des designers interactifs.
Cette publication est réservée aux membres de l’association et aux professionnels qui ont contribué par leur réponse à l’étude. Pour vous procurer l’ouvrage, soutenez l’association et devenez membre
Une profession mal référencée
Cette démarche est indispensable pour établir des repères dans un contexte où le design et en particulier le design interactif demeure en 2010 extrêmement mal référencé par l’Insee dans la Nomenclature des activités françaises (NAF). Elle distingue d’une part la conception logicielle (au sens large, incluant les pages web) ‒ dans la sous-classe 6201 Z ‒ et les activités spécialisées de design ‒ dans la sous-classe 7410 Z ‒ sans faire mention des usages numériques. Dans ces conditions, il semble difficile de rendre lisible ce pan important de l’économie numérique.
Là où se joue une partie de l’identité professionnelle des métiers du design interactif, *designers interactifs* tente, par ses propres moyens, de mettre en évidence non seulement la dimension économique de l’activité du design, mais aussi la nature de ses pratiques et de ses apports.
Il faut signaler la complémentarité de ce travail avec la remarquable Étude sur l’économie du design, menée à la demande du ministère de l’Industrie par l’Agence pour la promotion de la création industrielle (APCI), la Cité du design de Saint-Étienne et l’Institut français de la mode en 2010.
Loin de se réduire à la synthèse du sondage sur les salaires, la restitution de la présente étude nous permet de mieux identifier et de comprendre les expertises. À travers le recul dont l’association dispose désormais se fait également jour l’évolution fragile de la profession.
Une photographie de la profession à travers un ensemble d’indicateurs
L’année écoulée offre le portrait d’une profession majoritairement masculine, jeune, dotée d’un niveau d’études élevé, concentrée à Paris. Les designers interactifs travaillent essentiellement en agence, et sont spécialisés dans le Web, avec des expertises encore très formatées par la culture du design graphique et de la publicité. Ces constats sont presque invariables depuis 2008. Contrairement à une idée répandue, les métiers du design interactif ont été aussi éprouvés, dans une certaine mesure, par la crise – c’est ce que nous enseigne la baisse constante du salaire moyen depuis cette période.
Benoît Drouillat, président fondateur de *designers interactifs*, janvier 2011





